Joyeux Noël, vraiment.
Convivialité
Dérivé du latin convivium, repas en commun.
C’est un néologisme, créé par Jean Anthelme (oui oui) Brillat-Savarin, qui apparaît dans sa Physiologie du goût (1825) pour désigner « le plaisir de vivre ensemble, de chercher des équilibres nécessaires à établir une bonne communication, un échange sincèrement amical autour d’une table. La convivialité correspond au processus par lequel on développe et assume son rôle de convive, ceci s’associant toujours au partage alimentaire, se superposant à la commensalité[1]. » (Jean-Pierre Corbeau, merci Wiki).
Comment, ce Noël-ci, allons échanger, comment allons-nous communiquer ?
En essayant d’asséner nos vérités ici et là ?
Certainement pas, on voit ce que ça donne dans les débats politiques et sur les réseaux sociaux, très peu pour nous merci.
Non, ce qu’on va faire, c’est écouter, vraiment. Qui es-tu, toi, raconte-moi ? Pourquoi as-tu peur? Pourquoi es-tu en colère ? Oui je comprends, moi aussi j’ai peur, mais plutôt de ceci ou de cela… Et toi, raconte-nous, enseigne-nous, comment fais-tu pour être toujours plein.e de joie ? Comment ça va?
Si nécessaire, on aura nos antisèches remplies d’argumentaires solides, raisonnés, mais ce qu’on va tenter, cette fois et toutes les fois suivantes, c’est de faire appel à ce qui nous lie, à ce qui fait de nous une communauté humaine, au Destin Commun.
Parce que c’est ainsi et seulement ainsi qu’adviendra ce #nouveaumonde que nous voulons créer.
Joyeux Noël, mes amis.
[1] la commensalité désignant le compagnonnage de table, NDLR MDR.
